Avec Holacracy, j’ai enfin trouvé la structure saine qui me permet de trouver ma place et d’être moi même

 

 

Premier flash : gérer mes tensions

Il y a trois ans, Bernard Marie, après sa première formation de cinq jours en Holacracy, m’explique les 4 espaces pour traiter mes tensions, problèmes récurrents à l’époque que j’ai beaucoup de mal à exprimer, ne sachant ni ou ni quand ou comment faire.

 


Il me dessine un nuage sur la gauche de la feuille A4 devant nous, avec quatre flèches qui partent du nuage et vont vers la droite. Au bout de chaque flèche, un mot m’indiquant l’endroit ou je pouvais agir ou faire agir pour régler mon problème.

 

Deuxième flash : Holacracy

Après ce magnifique dessin qui me fit me sentir plus légère, il m’apporte autre chose : “Je ne suis pas mes rôles”.
Ah bon ? Co… comment ? “Je suis mère de cinq enfants et pendant vingt ans je ne me suis consacrée qu’à ça et tu me dit que je ne suis pas mère et toi pas père ? Que ce ne sont que des rôles que nous avons endossés, le temps de faire les enfants et de les accompagner jusqu’à leur autonomie ?” Grosse tension ! Et je l’amène où cette tension ? Là, je sens bien l’égo qui est puissamment attaché à tout ce passé !
L’idée fait son chemin.
Prendre conscience que je ne suis pas mes différents rôles, m’a apporté une nouvelle dynamique, plus de liberté, plus d’ « en-vie ». En prenant de la hauteur, j’arrive à une forme de soulagement et des retrouvailles avec qui je suis vraiment intérieurement. Je sens bien que je me décolle de mon personnage. Petit à petit, avec des résistances, des retours en arrière inconfortables, chaque tension que je traite me libère un peu plus.

 


Rapidement après cela, Bernard Marie, fondateur de iGi Partners, nous propose au sein de l’organisation de fonctionner en Holacracy et il ratifie par politique, l’adoption de la Constitution de Holacracy. Ainsi commence l’apprentissage de ce processus avec la mise en place des réunions de triage, de gouvernance et de stratégie avec toute l’équipe de iGi Partners, trois à l’époque. Puis vint le stage de formation de 5 jours en Holacracy avec Brian Robertson à Paris ce qui a enrichit ma pratique.
En mon âme et conscience, lorsqu’il m’est proposé de prendre un rôle dans l’organisation, j’accepte ou non de prendre en main ce job. Si je le décide, je deviens seul maître à bord dans le périmètre de ce rôle et je m’y investi – centrée sur sa raison d’être : je prends toutes les actions et projets qui me semblent nécessaires en mon âme et conscience. Je suis « entrepreneuse » dans mes rôles, il n’y a personne d’autre dans l’organisation qui fera le job, pas de chef vers qui me tourner. N’ayant pas été souvent leader dans ma vie, là aussi, c’est un grand bouleversement.
Holacracy m’amène à prendre en main les rôles que j’accepte de remplir en me mettant au service de l’organisation et de son évolution. L’évolution passe par des tensions. Tantôt “ça roule tout seul” tantôt “ça coince”. Dans ce cas, je ne me sens pas à l’aise, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas comme je voudrais pour que je puisse faire mon travail comme il faut. Ç’est pas fluide, c’est une tension.

 


Avec le temps, j’ai appris à prendre soin d’une tension, à bien la ressentir et avoir un certain plaisir à l’amener en réunion. Je sais que cela signifie qu’il va y avoir une amélioration dans le fonctionnement de l’organisation. J’ai la certitude que la tension exprimée sera considérée, et si ce n’est pas le bon endroit pour la régler, par exemple de l’opérationnel apporté en gouvernance ou vice versa, le processus fait que je saurai où l’amener pour qu’elle soit prise en compte et ce de façon rapide et fiable. Quel soulagement d’avoir cela !

 


Apporter ses tensions en réunion de triage ou de gouvernance permet de “crever l’abcès”, “de faire circuler”, de fluidifier. Cette difficulté que j’ai, qui me bloque ou me prend de l’énergie psychique, m’empêche de me concentrer sur le reste du travail, et revient toujours, perturbatrice. Le seul fait de savoir que je vais l’amener à la prochaine réunion, me libère.
Même sans proposition, je peux demander une discussion ouverte et ainsi entendre les autres pour me permettre d’arriver à une première proposition, même imparfaite, pour enclencher le processus de gouvernance. En suivant le processus tenu par le facilitateur, je sais que ma tension sera traitée. J’aime ça ! Je reçois des inputs et suis la seule à savoir quand je l’ai traitée en sentant un déclic à l’intérieur qui fait que je me sens mieux soudain. Çà y est, la proposition est parfaite dans le moment présent.

 


Troisième flash : GTD

 

Maintenant, comment faire au plan individuel pour être plus au top et plus structurée dans le travail qui est requis par l’organisation ? Une nouvelle grande avancée pour moi a été et est toujours la découverte du Système d’Organisation Individuel (SOI) basé sur la méthode GTD de David Allen.
La nécessité d’avoir un système d’organisation individuel, qui fonctionne et sur lequel je puisse m’appuyer en toute confiance est venue progressivement avec mon apprentissage de Holacracy et des devoirs de tout membre tels que décrits dans la Constitution. Plus j’approfondis l’apprentissage de Holacracy, plus je vois combien il est important et indispensable d’avoir un système d’organisation du travail qui soit fiable et transparent.

 


Eh oui, de part la Constitution, au sein de l’organisation n’importe lequel d’entre nous peut demander à l’autre de voir son Système d’Organisation Individuel ! Cela implique de lâcher l’ego et de ne plus rien planquer sous le tapis. Toutes mes mauvaises habitudes qui entraveraient la bonne marche de l’organisation peuvent être vues par celui ou celle qui demandera alors à voir mon SOI parce que cette personne est par exemple en attente de la terminaison d’un des projets que je conduis dans l’un de mes rôles. Je trouve que c’est vraiment de la valeur ajoutée !
Et tout ceci peut peut-être faire peur au début ! J’entend d’ici des personnes dirent : “C’est de l’ingérence !” “Je n’ai plus de liberté !” “Je ne peux plus faire ce que je veux !”…. Oui et non ! Lorsque je me mets au service de l’organisation, j’ai le devoir, en échange du salaire que je reçois, de faire ce qui est requis par elle pour qu’elle puisse manifester d’avantage sa raison d’être, sa mission. Être au service veut bien dire “être au service”.
Je joue le jeu, celui qui est décrit par les règles de Holacracy, et j’accepte d’être enseignable dans tout ce qui me permet d’améliorer ma façon de travailler au service de l’organisation en lien avec sa raison d’être, le pourquoi elle est sur cette terre.

 


L’apport de Holacracy dans mon travail et dans ma vie peut se résumer en 4 points :
  • La structure, le processus rigide, qui me donne plus de liberté,
  • Mettre de la conscience sur le travail, les rôles, l’organisation, les tensions, la réalité
  • La clarté sur tout ce que je fais, où, quand, comment, pourquoi ?
  • La différenciation de mes rôles me permettant d’être pleinement qui je suis.
 
J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir pu découvrir et de pratiquer ce processus depuis deux ans, dans une organisation qui l’a intégrée en ratifiant la Constitution depuis le départ et qui pousse ce nouveau mode de gouvernance toujours plus loin jusqu’à ses limites ! Heureuse de poursuivre l’aventure…

 


*Holacracy est un trademark déposé.
Pour en savoir plus, cliquez sur : http://igipartners.com/pourquoi-holacracy-pas-holacratie

 


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Écrit par :
Portrait de Perrine
Perrine
Perrine est très ordonnée et méthodique, ce qui lui permet, entre autres, d’énergétiser le rôle de Finance et Administration chez IGI Partners depuis plus de 2 ans. Elle met de l’énergie à rendre les flux financier de la société fluides et rapides. Ses compétences en gestion sont aussi utiles pour s’occuper de tous les aspects logistiques requis par les membres de l’organisation dans l’exercice de leur travail quotidien et pour l’organisation des formations.
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