Certification de Praticien en Holacracy : « une formation parfaitement ciselée »

 

Sur l’île de la Réunion, Sylviane Drevon mène pleinement sa vie d’indépendante en tant que consultante, coach et formatrice. Si cela fait un moment qu’elle connaît Holacracy, elle est venue de loin pour vivre la formation de Certification Praticien. Malgré son expérience de la vie professionnelle, cette passionnée a énormément appris de ces cinq jours parisiens.

 

Elle en a fait du chemin pour goûter aux joies de la formation de Certification Praticien, en janvier. Sylviane Drevon a, en effet, décidé de quitter temporairement son île de la Réunion pour la métropole afin d’ajouter une corde à son arc. Certes, cette indépendante senior connaît Holacracy depuis un certain temps, elle n’en demeure pas moins novice. « J’ai bifurqué sur le coaching en 2004 et à partir de cette époque je me suis intéressée à tous les outils de coopération qui existent car les organisations restent mon terrain favori d’expérimentation », nous apprend-t-elle avant d’ajouter qu’en « 2007, elle rencontré Brian Robertson mais que l’anglais a été une barrière à l’intégration des concepts ». À la fois coach, consultante et formatrice, elle s’est toujours donnée un mot d’ordre : « je veux me former tous les ans car je m’intéresse à poursuivre une Approche Intégrale ». Elle s’inscrit donc à l’Ecole Internationale des Chefs comme un certain Bernard Marie Chiquet. Ensuite, constatant que ce dernier est « vraiment au point au niveau des structures », elle décide de suivre la formation de janvier 2013 afin d’obtenir des réponses aux questions qu’elle se pose.

 


« L’apprentissage de la liberté par la discipline »

Ce ne sont pas cinq mais six jours que Sylviane a passé à se former en comptant la journée d’introduction. « Margaux, de l’équipe de iGi Partners, m’a convaincu de passer cette introduction et je lui en suis gré », remarque Sylviane satisfaite de son apprentissage. Concernant le reste de la semaine, l’indépendante n’hésite pas à saluer « la constitution et le processing » car « c’est ce qui permet de faire muter les structures et donc les cultures ». D’après elle, « ce côté implacable commande une mutation sans concession et offre flexibilité et nouvelle capacité de création pour l’organisation ». « C’est parce qu’il y a discipline qu’il y a liberté », ose-t-elle.

 


Une formation de l’ordre « de l’orfèvrerie »

Très attentive aux transmissions de Bernard Marie, Sylviane Drevon lui prête volontiers une expression canadienne « il a les babines alignées aux bottines. C’est à dire qu’il est authentique et vit son expérience jusque dans les moindres détails. Il incarne ce qu’il enseigne ». Aussi formatrice, la coach réunionnaise a fait « de généreux compliments à l’équipe, sur le cadre et le format de cette formation ». « C’est de l’ordre de l’orfèvrerie », apprécie-t-elle, « dans l’équilibre des personnes, entre le sérieux et la détente. Je sais le prix à payer pour avoir quelque chose d’aussi droit et juste. Ça demande énormément de préparation ».

 


« Des réponses aux questions que je me posais »

Parmi les exercices pratiques qu’elle a préférés, Sylviane nous parle de la posture du facilitateur. Elle avoue avoir « ramé car je suis collé au processus sociocratique. J’ai eu du mal à me libérer de mes acquis. J’étais donc assez en colère contre moi. Mais il faut l’accepter et s’entraîner davantage ». D’après elle, il est moins « simple de faire ce genre d’exercice pour quelqu’un d’expérimenté que pour une personne qui est en phase découverte. Il faut s’apprivoiser ». En outre, la Réunionnaise a aimé « l’exercice des polarités car cela donne une belle perspective sur le tout. Le jeu des polarités met en lumière bien des points de vue ». À la fin de ces cinq jours de formation pour la certification de praticien, Sylviane Drevon ressort pleinement satisfaite : « les rôles et processus m’ont servi à répondre aux questions que je me posais ».

 


Sylviane « se propose d’expérimenter ça sur le terrain »

Du coup, elle atteste de « la qualité » de cette formation même si, selon elle, elle s’adresse « à un public conscient de la nécessité d’un changement dans le management ». Pour les plus indécis, elle lancerait : « vas-y ! Tu n’auras pas que des éléments sur les mutations des organisations mais quelque chose de beaucoup plus global. Ça peut faire muter des gens à titre personnel ». Pour la suite, Sylviane Drevon aimerait réussir son examen et « éprouver ses acquis dans une structure ». « J’ai une âme de chercheur et, du coup, j’ai envie de les tester de manière pratique », affirme-t-elle avant de conclure : « comme j’aime me frotter au concret pour comprendre et approfondir, j’aimerais faire une expérience en live ».

 

 

 


Propos tenus par Sylviane Drevon, consultante, coach et formatrice, et recueillis par Anthony Poix, journaliste
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Écrit par :
Portrait de Anthony Poix
Anthony Poix
Titulaire d'une Licence en Langues Étrangères Appliquées, Anthony Poix a également décroché une Licence en Journalisme et un Master en Sciences Politiques. Tout au long de son chemin, ce jeune journaliste a eu la chance d'enchaîner les expériences enrichissantes à Sport24 (Le Figaro), France Soir, Atlantico et à La République de Seine-et-Marne. Heureux propriétaire du blog Les Oubliés de l'Actu, il garde un objectif en ligne de mire: parsemer sa route de reportages enivrants. Tout en espérant que vous buviez sa passion sans modération.
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