Retour sur 5 jours d’immersion en Holacracy


Par Nicholas Vieuxloup, directeur associé - Agence Sine Nomine


En charge depuis plus d’un an des relations presse d’iGi Partners, passionné des questions d’organisation en entreprise et inadapté chronique aux modes de management classiques, j’ai immédiatement dit oui lorsque Bernard Marie Chiquet m’a proposé de participer à l’une de ses formations de Certification de Praticien. 5 jours pleins à découvrir ou plutôt à approfondir ma connaissance et surtout ma pratique d’Holacracy. Car comme le dit l’adage « c’est ceux qui en parlent le plus qui pratiquent le moins » … J’ai donc passé le pas.
Rien de tel pour confirmer deux choses : la première qu’Holacracy est un véritable changement de paradigme ; la deuxième qu’elle n’est en rien une théorie de management de plus mais une pratique en mouvement, définie par ceux qui la font vivre.


 

Le sens et l’essentiel

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin. Même si au fil de mes lectures, de mes échanges avec Bernard Marie Chiquet et de mes conversations avec les équipes d’iGi Partners, j’avais pu déjà percevoir cette réalité, assister à cette formation m’a permis de réaliser combien mettre en pratique Holacracy dans une organisation implique un recentrage de tous sur l’essentiel, sur ce qui donne du sens au travail de chacun.
L’entreprise et tous tendent désormais vers un objectif commun : la raison d’être. Chacun a son rôle, est libre de ses choix et de ses décisions. Chacun est aussi responsable. Ni plus, ni moins que les autres. A titre personnel, j’aime assez comparer cela à l’esprit d’équipe que l’on retrouve dans certains sports collectifs comme le rugby. L’objectif est commun et surtout connu et compris de tous.


 

Révolution culturelle

Ceci étant dit, passer la surprise de la terminologie et d’un vocable parfois surprenant, la vraie rupture d’Holacracy se situe ailleurs. Après quelques années ou quelques décades passées en entreprise, les habitudes et les réflexes sont bien ancrés en nous. Tout semble sous contrôle. Certains décident, d’autres exécutent.
Avec Holacracy, l’organisation telle que nous la connaissions est remise en cause. Elle est désormais basée sur trois fondements connus et partagés de tous : la raison d’être de l’entreprise, une gouvernance et des processus clairement définis qui apportent une clarté inédite à l’organisation.
Et ce ne sont pas là de vains mots ! Cette semaine de formation aura aussi été l’occasion de nombreuses mises en condition qui nous ont permis de mieux appréhender combien Holacracy change la donne. Un changement de paradigme qui apporte autonomie et responsabilité, qui transforme l’organisation en « organisme vivant ». Un organisme qui s’adapte sans mal, soulage les collaborateurs des freins liés aux enjeux de pouvoir et créé les conditions d’une entreprise efficace où les collaborateurs peuvent s’épanouir.


 

Toutes les entreprises

Tous les points mentionnés plus haut sont sans doute la raison pour laquelle Holacracy a séduit plus de 500 entreprises dans le monde. Cette semaine de formation aura été l’occasion pour moi de le vérifier.
Holacracy s’adresse à tous les types d’entreprises ou d’organisations : associations, entreprises privées et publiques, grandes et petites. A mes côtés, des chefs d’entreprises de TPE/PME, des coaches en formation, une partie de la direction financière d’un grand groupe, la directrice d’un lycée bruxellois, un cadre d’une entreprise américaine en microélectronique, etc..

Holacracy est d’abord une pratique. Soit, les outils et la méthode sont là mais ils le sont pour aider l’organisation à se réinventer puis à tendre au mieux vers sa raison d’être en offrant à chacun une place de choix et de son choix.
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Portrait de Nicholas Vieuxloup
Nicholas Vieuxloup
Directeur Associé de l’agence de relations presse Sine Nomine. Mon métier est d’accompagner nos clients dans la mise en place et le déploiement de leur stratégie de communication à destination des médias. Je suis en également professeur associé à l’Université de Lille 1 (Master RSN) et président de l’association Social Media Club France.
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